06.10.2009

Sur la réforme de La Poste

La POSTE étant confrontée à de nombreux défis liés à son avenir, le gouvernement a pris les devants (ouverture à la concurrence en 2011 sur la demande de l'Europe; diminution des activités postales en raison de la numérisation de la société, ...) Il a demandé la formation d'une commission (« commission Ailleret »)chargée de réfléchir à son évolution. Celle-ci a consulté les partenaires, y compris sociaux et a remis ses conclusions au gouvernement, qui a poursuivi la consultation sous la houlette du ministre délégué à l'Industrie, Christian Estrosi.

Petit passage en revue des craintes ou petit formulaire de désintoxication...


D'abord, pourquoi change-t-on le statut de La Poste?


Pour continuer à se moderniser, La Poste a besoin d’investir massivement. Elle ne peut pas le faire seule, car elle est déjà lourdement endettée (à près de 6 Mds €). Elle doit donc trouver de nouveaux financements. Or, le statut d’établissement public (une exception en Europe) ne le lui permet pas. Sans statut de SA et sans capital social, il est impossible de réaliser une augmentation de capital ! C’est pourquoi le Président de La Poste a demandé au Gouvernement d’étudier un changement de statut de l’entreprise, pour qu’elle soit en mesure d’augmenter son capital et de bénéficier de nouvelles sources de financements.

Attaché à cette entreprise, Nicolas SARKOZY a souhaité un vrai débat public. Il a confié à François AILLERET la présidence d’une commission pluraliste, chargée d’analyser « les différentes voies de développement » de l’entreprise publique.

Dans son rapport au Président de la République, le président de la Commission AILLERET a confirmé que l’option d’un changement de statut de La Poste, suivi d’une augmentation de capital, était le moyen le plus approprié d’assurer l’avenir de La Poste. C'est donc l'option qu'a retenu le gouvernement, et à cette occasion, Nicolas SARKOZY a clairement indiqué que le capital de La Poste serait intégralement détenu par des personnes publiques, que ses missions de service public seront inchangées et réaffirmées, et que les droits et statuts des postiers seront maintenus.


S'agit-il d'une privatisation? Faux, faux et archi-faux!


Le Gouvernement a répondu à la demande de La Poste de modifier son statut, mais a exigé en contrepartie des garanties fortes. La première d’entre elles, c’est que les capitaux de La Poste seront 100% publics. Pas un seul euro des 2,7 Mds € apportés ne sera de l’argent privé : l’augmentation de capital sera souscrite à hauteur de 1,5 Md € par la Caisse des Dépôts et consignations, et à hauteur de 1,2 Md € par l’Etat.

La Poste deviendra une société anonyme tout en demeurant une entreprise publique. Il n’y aura donc pas de privatisation de La Poste, ni aujourd’hui, ni demain !


« Ce projet de loi marque la fin du service public à la française! » ABSOLUMENT PAS!


Les missions de service public de La Poste soient gravées dans le marbre de la loi. Il est donc renforcé, car son statut devient formel et immuable. Le service universel postal 6j/7 sur tout le territoire à un prix abordable, avec le maintien du timbre à prix unique, de plus, Christian ESTROSI s’est fermement engagé à maintenir et préserver la présence de La Poste sur l’ensemble du territoire, notamment le nombre de points de contact actuels, que ce soit en zone rurale, en zone urbaine sensible, ou sur les territoires les plus éloignés, l’accessibilité bancaire, le transport et la distribution de la presse sur tout le territoire.

Le volet du projet de loi qui transpose la 3ème directive postale renforce encore les missions de service public de La Poste : elle est désignée comme opérateur du service universel pour une durée de 15 ans.

Ainsi, c’est parce que La Poste aura 2,7 Mds € de financements complémentaires, qu’elle pourra continuer à assurer pour tous les Français ses missions de service public.


La gauche, les Verts et le MoDem serait-ils opposés au renforcement du service public postal français, ou sont-il embourbés dans une stratégie d'opposition systématique?...

05.10.2009

"Une pensée pour y penser"!

Une fois n'est pas coutume, je retranscris ici le courrier que j'ai reçu pour l'opération spéciale à propos du don d'organes dans deux semaines à Paris. Mobilisons-nous pour cette cause qui peut sauver de nombreuses vies!

Je précise que vous pouvez prendre des dispositions pour autoriser le prélèvement de certains de vos organes après votre décès, pour sauver une vie ou pour faire avancer la recherche médicale: n'hésitez plus!

Gautier JORION

.......................................................................................................................................................................................................................

Avec Mathilde Bertrand (petite fille de 6 ans greffée cardiaque) et Harry Roselmack, et au nom de la fondation GREFFE DE VIE.
Nous vous invitons à militer en faveur du don d'organes.
Lors de la journée mondiale du don d'organes le Samedi 17 Octobre 2009 et Dimanche 18 Octobre 2009 à Paris.

 

Dans le cadre de la Grande Cause Nationale 2009 «Don de Vie», la Fondation Greffe de Vie organise les samedi 17 et le dimanche 18 octobre 2009, l’événement «Don d’organes, Une Pensée pour y penser» dans les Jardins du Luxembourg. 

 

Placée sous le Haut patronage du Premier ministre, cette opération d’information et de sensibilisation vise à diffuser en France la « culture du don »: don de sang de cordon, de sang, de plaquettes, de plasma, de moelle osseuse et d’organes, qui sont autant de façons de sauver des vies.

 

Dans cette perspective, un remerciement à tous les donneurs sera effectué sous la forme symbolique d’un lâcher de ballons, le samedi 17 octobre 2009 à 11h en présence de la Ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot-Narquin, Charlotte Valandrey, Marraine de la fondation, Stéphanie Fugain, Présidente de l’Association Laurette Fugain, Pierre Lemarchal, Président de l’Association Grégory Lemarchal, ainsi que des représentants des autorités religieuses.

 
Mathilde et moi même serons bénévoles cette journée, de 9h30 à 18h30 aux jardins du luxembourg.
Et ce serait avec grand plaisir de vous compter parmis nous en tand que militant.
 
Notre mission consistera à informer les gens sur les dons de vie (sang, plaquettes, organes, ....) tout au long de la journée.
Il est également possible d'etre bénévole à la demi-journée.
 
Vous pouvez vous inscrire en remplissant le document ci-joint.
Et en le renvoyant à saran.sidibe@greffedevie.fr 

19.09.2009

Appel pour un retour de l'éthique!

L'une cristallise les déchirures de la droite. L'autre éclabousse durablement la gauche. L'une et l'autres sont dégoûtantes, répugnantes et décevantes. L'une comme l'autre sont pour partie responsables de l'éloignement des Français de la politique, ceux-ci se lassant de tous ces stratagèmes. L'une, c'est l'affaire Clearstream dont le procès commence après-demain lundi. L'autre, c'est le soupçon de fraudes massives dans l'élection de Martine Aubry au poste de Premier Secrétaire du PS en novembre 2008, comme vient de le révéler un livre: Hold-uPS, arnaques et trahisons.

L'une a éclaté il y a quelques années, comme un pétard mouillé à la veille de l'élection présidentielle, comme pour géner la candidature de Nicolas Sarkozy. Le scandale de ces faux-listings, apparement rédigés par un informaticien d'EADS tient en ce que nombre de personnalités y étaient accusées d'avoir ouvert un compte dans la banque luxembourgeoise éponyme. Le vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, tenu informé de l'existence de ce listing, s'en est inquiété auprès de son ami Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères. Une des énigmes du procès sera de savoir si Nicolas Sarkozy (qui s'est constitué partie civile, une première pour un Président) était déjà inscrit, ou si Villepin a saisi l'occasion pour rajouter son nom, et déstabiliser de fait un concurrent potentiel en vue de la présidentielle de 2007. Le Président n'est pas la seule personnalité concernée par cette tentative de diffamation: Brice Hortefeux, Laurent Fabius et d'autres ont découvert à leur grande stupeur leur présence sur celui-ci!...Ce listing est-il l'oeuvre du seul Imad Lahoud, ou bien d'une officine privée qui a instrumentalisé EADS pour lui donner plus de poids? Le pouvoir de l'époque a-t-il utilisé les services secrets (comme l'a affirmé le général Rondot) pour déjouer les plans d'un rival, et imposer sa candidature? Cette affaire, qui a fait dire à Christophe Barbier dans l'éditorial de l'Express de cette semaine, qu'en France "il n'y avait pas de débats politiques, mais un combat" est peut-être le dernier épisode (espérons-le!) de l'amertume entre les chiraquiens et les balladuriens.

L'autre a fait l'effet d'une bombe dans un parti qui venait juste de retrouver un semblant d'unité aux universités d'été de La Rochelle et qui parvenait difficilement à panser ses plaies. Le ressentiment que se vouaient les deux dames (Martine Aubry et Ségolène Royal) était mis en sourdine, la poitevine pouvant même se voir confier des missions par la lilloise. Mais patatras: on apprend que les chiffres de la fédération du Nord ont été modifiés de telle façon que si la Guadeloupe et la Martinique votaient à 100% pour Royal, Aubry l'emportait. C'est l'aveu de Victorin Lurel. Comme Daniel Cohn Bendit l'a affirmé cette semaine, "le PS, c'est comme le football: celui qui gagne, c'est celui qui triche mieux que l'autre". Ségolène Royal, qui s'est dite "meurtrie", et a affirmé qu'on "avait volé le vote de dizaines de milliers de militants" (tout en passant que la seule chose qu'on lui avait volée, c'était sa victoire et donc, son fauteuil...), a réagi à travers une "déclaration solennelle" et, toujours plus isolée, lâchée par tous ses soutiens, a demandé un nouveau vote dans les fédérations litigieuses. La direction actuelle feint d'ignorer la gravité de la situation et son possible envenimement, et les anciens royalistes affirment que le camp était au courant de toutes ces fraudes, et qu'il les avait signalées à la commission de récollement présidée par Daniel Vaillant fin 2008.

Ces deux affaires ternissent l'image du spectre politique dans son ensemble: il est urgent qu'on y mette fin, pour que les Français se remettent à croire à la politique!

 

Gautier JORION