13.08.2009

Nous sommes sur la bonne voie!

Stabilisation du trafic aérien, remontée du moral des entrepreneurs et des consommateurs, bonne tenue de la consommation, envolée des exportations (stimulées fortement par les dispositifs de prime à la casse en Europe), diminution (même légère) du chômage avec 18500 demandeurs d'emploi de moins en juin, autant de bonnes nouvelles identifiées récemment par Le Figaro comme des signes annonciateurs de la sortie de crise qui se profile.

A tous ces chiffres qui nous redonnent le sourire, il faut ajouter une nouvelle inattendue qui a fait la surprise générale ce matin: l'augmentation du PIB de 0,3% au deuxième trimestre! Les raisons en sont l'amélioration de la consommation (le moteur principal de notre économie), et les exportations, dopées sur le marché européen! Un seul point noir dans cet horizon exaltant, en ce que la France "sort enfin du rouge" pour paraphraser la ministre Christine Lagarde qui s'est déclarée "extrêmement surprise", c'est le recul des investissements privés. Celui-ci est néanmoins compensé partiellement par le plan de relance, qui fait grimper de 0,9% le montant des investissements publics.

Ainsi, le gouvernement de François Fillon a eu raison d'engager la politique économique défendue voici plus de deux ans par le candidat Nicolas Sarkozy. Ce résultat est une preuve irréfutable de son efficacité, en ce qu'elle a su redonner de la souplesse et de la confiance à un pays grippé par les conservatismes et les multiples rigidités du code du travail. Mais ce chiffre d'autant plus excellent que nos partenaires (exceptée l'Allemagne) connaissent des situations contraires, et s'enfoncent toujours plus dans la récession économique, est également le couronnement du pragmatisme. Nicolas Sarkozy a su faire preuve d'ingéniosité et de souplesse: face à la crise ébranlant le monde, il n'a pas systématiquement cherché à se borner à la concrétisation de ses promesses de campagne. Il a fait plus et plus difficile: il s'est adapté! Il a sauvé l'épargne des Français en prétant de l'argent aux banques, il a sauvegardé des fleurons industriels nationaux comme l'automobile et le bois, il a mis sur pied un vaste plan de relance multidimmensionnel de 26 milliards d'euros et confié son application à Patrick Devedjian, il a engagé un processus national de réflexion en vue d'un grand emprunt visant à investir dans des secteurs stratégiques.

Cependant, à l'instar des économistes, s'il est opportun de se réjouir de ces chiffres, il faut se garder de tout triomphalisme! Ces bonnes nouvelles ne pourraient être qu'une accalmie dans la tourmente. De fait, certains économistes des banques tablent sur un chômage à 11% de la population active fin 2010, et la stratégie gouvernementale de sortie de crise reste à définir en toute pertinence. En effet, la plupart des dispositifs sont aussi salutaires que ponctuels, mais une abrogation trop brusque et soudaine de ceux-là serait mortifère, et se traduirait par un effondrement de l'économie que nous tentons de sauver avec acharnement depuis deux ans! Je plaide donc ici par une vigilance égale dans les mois et les trimestres qui viennent, ainsi que pour une fin progressive des mesures prises aux niveaux national et européen.

Gautier JORION

Commentaires

pourquoi pas:)

Ecrit par : Nina_Tool | 20.09.2009

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