30.07.2009
Les troubles en Iran
L'actualité iranienne m'invite à sortir du thème principal de ce blog, à savoir la politique nationale.
En effet, depuis un peu plus d'un mois, l'Iran vit sa plus grave crise politique depuis la révolution islamique de 1979. Le Président Mahmoud Ahmadinejad, en poste depuis 2005 et candidat à sa réelection est contesté dans l'authenticité de sa victoire. De fait, ce scrutin ne paraît pas des plus démocratiques, tant les fraudes repertoriées sont nombreuses et tant l'atmosphère de la campagne a été tendue.
Ainsi, des partisans de l'opposition, représentée par Mir Hossein Moussavi ont bravé l'autorité du pouvoir et lesmilices (les bassidji) du camp aux affaires. Ceux-ci ont payé ce courage au prix fort, parfois à celui de leur liberté: des centaines de manifestants ont été arrêtés, dont personne ne sait aujourd'hui où ils sont retenus. Certains ont même été tués (par bavure, ou volontairement: qui peut répondre objectivement, sans parti pris, à cette question?).
Le clergé musulman particulièrement influent dans cette théocratie, a multiplié les appels au calme, et certains dignitaires ont, eux aussi, contesté la réelection d'Ahmadinejad.
Je crois qu'il est important que les troubles cessent, afin que les droits de l'Homme ne soient plus autant bafoués, mais qu'il est encore plus nécessaire que la vérité sur le résultat de l'élection soit proclamée au grand jour. Vous n'êtes pas sans savoir que les enjeux de la nouvelle mandature iranienne sont considérables, et liés au fait que le pays menace de devenir une puissance nucléaire.
La communauté internationale doit se mobiliser encore davantage, pour éviter qu'un homme comme Ahmadinejad , qui déclarait qu'il fallait "rayer Israël de la carte",puisse mettre ses plans à exécution. Il n'est pas dit que si un autre homme prend les rennes du pays, cette menace ne serait plus d'actualité, mais on connaît le caractère du Président actuel, véritable homme de fer, particulièrement dangereux pour l'Etat hébreu, ainsi que pour l'Occident.
Restons attentifs et vigilants à ce qui se passe en Iran, et souhaitons ardemment que l'alternance finisse par triompher!...
Gautier JORION
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Plaidoyer pour une écologie apolitique
Un mois et demi après le succès des listes écologistes aux élections européennes et le succès du film HOME de Yann Arthus-Bertrand, et alors que fait rage le débat sur l'utilité ou non de l'instauration d'une "contribution climat-énergie", plus communément appelée "taxe carbone", ile me paraissait important de revenir quelques instants sur l'écologie d'aujourd'hui.
L'écologie est le symbole des revendicationspost-soixante huitardes, qu'Alain Touraine, ce sociologue proche du Parti Socialiste appelait les NMS (Nouveaux Mouvements Sociaux), en ce qu'ils sortaient pour la première fois de la sphère du travail. Par conséquent, depuis une quarantaine d'années, l'écologie est une revendication (et souvent une inquiétude) sociétale. Les politiques l'ont bien compris, qui l'ont intégré à leurs programmes et à leurs discours. Ainsi, dans les années 1970 est crée le ministère de l'écologie, dont le poids politique n'a cessé de s'accroître depuis, pour devenir un ministère d'Etat sous Nicolas Sarkozy. Le Président Sarkozy, qui, sous la pression d'associations de militants avait promis la convocation d'un Grenelle de l'environnement (qui s'est tenu à l'automne 2007), qui inoverait, dans le sens où tous les acteurs seraient réunis autour de la même table, pour dresser un état des lieux, et élaborer un plan d'actions d'envergure.
Afin de réfleter davantage cette valeur montante, des militants de gauche, dontDominique Voynet, ont crée en 1984 un nouveau parti, appelé les Verts, et à l'instar de nombreux pays européens (par exemple, die Grünen, en Allemagne) . Madame Voynet, et nombre de ses amis, ont souhaité faire de ce nouveau parti, un parti clairement, et sans ambiguité ancré à gauche, au lieu d'en faire une force transversale dépassant les clivages. Ces militants, à l'époque n'avaient pas compris le potentiel des valeurs qu'ils faisaient leurs, en cantonnant leur potentiel électoral à la seule gauche. De fait, en regardant l'organisation structurelle des Verts, on constate une logique d'extrême-gauche, qui parfois tend à l'anarchie, tant les courants multiples souhaitent exprimer (et, bien sûr l'emporter) leur diversité. La stratégie du parti est donc absolument illisible, ce qui a conduit en vingt-cinq ans à une conséquence mortifère et inéluctable: la bouderie par les Français de ce parti, et de facto, sa marginalisation. Faut-il rappeler ici les divers résultats électoraux du parti, qui peine à obtenir plus de trois députés en 2007 après avoir réuni moins d'1,5% des suffrages à la présidentielle, suivie des difficultés aux municipales de 2008, au cours desquelles Dominique Voynet parvient difficilement à être élue à la mairie de Montreuil?
Or, Daniel Cohn-Bendit mérite la palme de la lucidité: il avait compris avant tous les autres, et a prouvé que l'écologie politique ne pouvait être puissante que si elle s'appuyait sur la société civile, toujours plus marquée par la nécessité deprotéger notre environnement. C'est pourquoi il n'a accepté de mener cette campagne européenne, qu'à la condition de pouvoir mettre en oeuvre cette stratégie. Malheureusement, un certain nombre de militants n'ont pas apprécié cet abandon des idéaux gauchistes qui prévalaientdepuis un quart de siècle, et préféré rejoindre le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, allié des Communistes, comme la députée parisienne Martine Billard.
Je vais donc m'approprier la théorie de Cohn-Bendit,qui est aussi celle de Nicolas Hulot, et affirmer que l'écologie est, ou plutôt doit être une notion qui dépasse les clivages politiques. L'enjeu -la survie de la planète pour nos descendants- dépasse de très loin le cadre des partis, et concerne chacun d'entre nous. Par conséquent, je souhaite que règne la coopération intelligente au lieu de l'opposition et du combat politiciens dans un domaine où le consensus est incontestable!...En clair, l'écologie n'est ni de droite, ni du centre (n'est-ce pas Corine Lepage?), ni de gauche (n'est-ce pas les Verts?), elle est un impératif d'actualité pour le futur, et donc, elle est politique au sens noble du terme!
Gautier JORION
14:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique voynet, daniel cohn-bendit, les verts, nicolas hulot, martine billard, jean-luc mélenchon, yann arthus-bertrand
17.07.2009
Merci!
Chers amis visiteurs,
Après deux mois de mise en service, vous êtes plus de 700 à avoir consulté mon blog, et je vous remercie sincèrement!
Au terme de cette période de rodage, j'ai décidé de remanier la présentation de mon blog, mais n'ayez crainte: le fond et la façon de le traiter restent identiques!
Je vous rappelle le seul réglement de ce site: assumer son point de vue, faire entendre son opinion! Alors que la liberté d'expression paraît encore et toujours menacé dans le monde, ce blog se veut une bouffée d'oxygène à laquelle vous avez accès! Alors n'hésitez pas à prendre l'habitude de le consulter (je le mets à jour aussi souvent que possible!), et à le diffuser au maximum!
Ensemble, poursuivons et approfondissons cette expérience concluante!
Encore merci à chacune et à chacun d'entre vous, bel été à tous, et à très bientôt!
Gautier JORION
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